escalier hypnotique

«J’ai peur de ne pas être hypnotisable » est une phrase que j’entends souvent lors de la première visite dans mon cabinet.

J’explique aux personnes alors surprises que tout le monde est hypnotisable et qu’elles ont même déjà fait l’expérience de l’état d’hypnose. En effet, Nous rentrons tous en état d’hypnose chaque jour même plusieurs fois par jour, dans ce qu’on appelle l’état d’hypnose spontanée. Vous êtes en état d’hypnose quand vous êtes concentré(e) sur la lecture d’un livre ou en regardant un film, que vous rentrez dans une « bulle » où vous ne faites plus attention à ce qui se passe autour de vous : l’attention aux bruits extérieurs, la vision périphérique sont comme éteints. Cet état est accompagné d’une décontraction physique et d’une augmentation de la suggestibilité qui va vous permettre de « rentrer dans l’histoire ».

C’est donc un état naturel que l’on reproduit intentionnellement dans le cadre de l’hypnothérapie.

Si tout le monde peut rentrer en état d’hypnose, on n’y entre pas tous de la même façon.

De la même manière que nous apprenons différemment, nous n’entrons pas en hypnose par la même porte : Certains sont plus visuels ou auditifs, d’autres ont besoin de faire, de sentir. Il est donc important de faire un test de suggestibilité lors de la première séance pour définir le profil de suggestibilité et ainsi utiliser les modalités adaptées pour conduire la personne vers une transe hypnotique.

Il existe également des variations dans la profondeur de la transe, certains sont plus suggestibles que d’autres. Mais la profondeur de la transe n’influe pas sur l’efficacité de la thérapie.

Certains vont avoir besoin de plus de temps pour arriver dans l’état d’hypnose. De façon générale, plus on pratique l’hypnose et l’autohypnose, plus on arrive à entrer rapidement dans cet état de conscience modifiée.

Cependant avant l’acquisition du langage pour les tous petits ou pour les personnes issues de la neurodiversité qui rendent le langage difficile, l’hypnose n’est pas indiquée dans la mesure où la transe est induite par le parler.

Qu’elles peuvent êtres les résistances ?

Il peut y avoir quelques résistances que j’identifie et que j’adresse lors de la première séance. Il est arrivé que des personnes viennent me voir pour arrêter de fumer car leur partenaire souhaitait qu’il ou elle arrête le tabac, mais pas eux. L’hypnose permet de renforcer la motivation mais pas de forcer une personne à faire quelque chose qu’elle ne souhaite pas. L’hypnothérapie sera alors inefficace.

La peur de perte de contrôle si elle n’est pas adressée peut également créer une résistance, rassurer la personne sur ce qu’est l’état d’hypnose suffit, en générale, à lever la résistance.

D’autres personnes m’ont rapporté ne pas avoir pu entrer en hypnose dans le passé, car le rapport et l’écoute de l’hypnothérapeute n’étaient pas adaptés. La bienveillance et le sens de l’écoute sont au cœur de ma pratique. Chaque personne est unique, savoir écouter leur histoire me permet de leur apporter les mots qui sauront les aider.

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